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de race Oriental
Le prix d'un Chaton :
Le prix d'un animal de race peut toujours paraître indécent lorsque l'on sait que de multiples chats et chiens sont donnés ou adoptés chaque jour en refuge.
L'acquisition d'un animal de race vient souvent du fait que le futur propriétaire rêve d'un compagnon bien définit. Il s'est fait une idée de son physique mais aussi de son caractère.

L'acquéreur a peut être aussi envie de participer à des expositions ou de faire reproduire son animal, en ce sens un chat ou un chien n'ayant pas de pedigree ne peut plus répondre aux critères de caractères physiques et de personnalité que souhaite sélectionner la personne.

Personnellement je crois qu'il y a de la place pour tout le monde et chacun a le droit de choisir selon son cœur. Il n'est d'ailleurs pas rare de rencontrer des foyers où se côtoie les deux types d'animaux : fruits d'amours hasardeux ou descendants de lignées de champions.

Néanmoins, j'aurai tout le temps du mal à saisir que des chats de gouttière ne soient pas stérilisés, surtout quant on sait que le chat ou la chatte n'a pas besoin de connaître "l'amour" pour être pleinement épanouit.
Cela sans compter les risques pour leur santé que la reproduction sauvage comporte.
Chaque année je croise des petits gouttières égarés dans la rue, le pelage terne et sale, fuyant devant quelques voitures,... Ou ne fuyant plus du tout car accrochés par l'une d'elle. Sans oublier ceux qui, en manque de foyers, seront placés en refuge (après le sevrage avec de la chance).

Sans les éleveurs, nous n'aurions plus de races existantes d'ici une quinzaine d'années.
Si certaines associations d'adoptions les accusent de concurrence déloyale face à leurs protégés en manque de foyers, je réponds encore que le propriétaire "acheteur" n'est pas du tout dans la même démarche que celui qui souhaite accueillir un chaton sans pedigree.
Et surtout, que les passionnés d'animaux de race n'ont pas à payé pour l'inconscience de ceux qui ne font pas stériliser leurs animaux sans papiers.

Non, les éleveurs ne sont pas tous d'affreux tortionnaires faisant reproduire leurs chattes portées sur portées et ne pensant qu'à l'argent qu'ils vont pouvoir y "gagner". Ce sont aussi des passionnés, assimilant tout ce qu'ils peuvent sur la biologie du chat, ses besoins, son développement, son comportement. Ils n'ont pas forcement 40 chats pour rentabiliser et font primer le bien être des animaux sans surpopulation selon la surface d'habitation.
Ils font particulièrement attention au placement de leurs chatons et conseillent longuement à leur sujet, y comprit après leur départ.
De plus, les reproducteurs passent souvent le plus clair de leur temps sur les genoux ou le lit de leur maître chéri.
Bref, si j'avais à faire un calcul de mes dépenses et rentrées d'argent dans l'élevage, la marge serait bien minuscule voir clairement négative !

A méditer... ))


Explication :
Mais alors pourquoi un chaton de race peut être si cher et pourquoi il ne rapporte pas tant que ça?

Pour commencer, l'éleveur va devoir acquérir minette au prix applicable. Ceci après l'avoir cherché en France, ou à l'international, pour être sur d'avoir celle qu'il lui faut pour produire les chatons qu'il désire. Après être allé la chercher parfois à l'autre bout du pays, ou d'un autre, et l'aimant tendrement, il va attendre qu'elle grandisse suffisamment pour avoir des chatons.

Là-dessus, soit l'éleveur peut acquérir un mâle (toujours au prix applicable), ou aller payer une saillie chez un collègue (et non ce n'est pas "offert").
Attention, il fera bien entendu tester minette (et son mâle) chez son vétérinaire aux maladies félines, avant même de penser à la marier.

A partir de là, imaginons que "Mia"dame soit gestante (ce qui n'est pas toujours le cas, mais faisons au plus simple...), l'éleveur soucieux voudra peut être faire une radio afin de savoir combien de chatons il doit attendre à la mise bas, et aussi pour être sur que tout le monde va bien là-dedans.
Les services d'un vétérinaire ça coute aussi de l'argent malgré le "beau sourire" de l'éleveuse (j'ai testé)!

Minette veut enfin bien mettre bas un dimanche soir, veille d'un lundi férié (c'est mieux).
L'éleveur accompagne minette, attend que le premier petit apparaisse...

Là, tout pourrait bien se passer, mais aussi :
Trois quarts d'heure depuis les premières contractions, toujours pas de petit... Ni une ni deux, l'éleveur emmène minette aux urgences.
Le vétérinaire fera quelques manipulations physiques, sortira peut être un premier rejeton (vivant ou non), mais minette ne veut pas pousser correctement pour les autres non plus.
Donc le vétérinaire fait une injection d'ocytocine, hormone permettant d'activer les contractions afin de terminer une mise-bas en cours.

Là, tout pourrait bien se passer, mais aussi :
malgré l'ocytocine minette a décidé de garder ses chatons en dedans (c'est les siens après tout). Le vétérinaire vous explique qu'il faut engager une césarienne dès que le jour et les collègues pointent (il ne peut pas la faire seul et de nuit).

Comme minette semble avoir un défaut de contractions très important malgré l'hormone injectée, il vaudrait mieux la faire stériliser car elle ne semble pas faite pour cela.
Vous acceptez la larme à l'œil (les petits pour elle c'est fini!), en vous rongeant 20 fois les ongles jusqu'aux coudes en attendant le lendemain matin.

Le lendemain matin justement, vous êtes accroché au téléphone : minette a eu 5 bébés en tout, dont un qui n'a pas survécu à l'opération.
Minette va très bien (heureusement), elle se réveille doucement, les petits commencent à téter même si l'un parait faiblard.
Vous ramenez tout ce petit monde chez vous, les installez confortablement grâce à tout le matériel que vous avez acheté : lampe infra-rouge, bouillotte, caisse pour faire un premier nid douillet...
Avec un peu de gentillesse, minette vous épargnera le fameux "déplacement de chatons", en les emportant dans votre armoire au milieu de vos pulls.

Encore une fois tout pourrait bien se passer à partir d'ici, mais :
un chaton a décidé que la vie était trop dure, et qu'il préférait repartir tout de suite de ce bas-monde. La mortalité peut frapper facilement chez les chatons en bas âge pour de multiples raisons.
Une autre de vos petites "crevettes" n'a pas trop envie de téter et vous allez veiller même la nuit pour qu'elle puisse accéder aux mamelles sans que les frères et sœurs ne la repoussent.
D'ailleurs vous ne comptez plus vos horaires de jour comme de nuit auprès de la nouvelle maman et la portée...

Votre minette vous montre en effet que, depuis sa césarienne il y a moins de 48h, quelques points ont sautés beaucoup trop tôt en raison des chatons qui tètent et qu'il faudrait retourner bien trois ou quatre fois chez le vétérinaire afin de mettre des agrafes...
Malgré vos prières vos chatons seront toujours aussi virulents lorsqu'il s'agit de malaxer le ventre de maman lors des repas à la buvette !
Voyez le bon coté des choses : ils sont plein de vie !

Je vous passe le moment du sevrage -période délicate !-, de l'entretien des lieux, des précautions pour ne pas faire entrer de germes nocifs aux chatons dans la nurserie, des manipulations à faire chaque jour sur les petits, de "l'apprentissage" pour la caisse à litière,... L'éleveur prend à cœur d'offrir à ses acquéreurs un chaton équilibré, sociable, joueur, bien dans ses coussinets et en pleine forme.

De plus, un éleveur qui fait de son mieux est tout de même critiquable... et sera critiqué !
Les collègues ne sont pas toujours sympathiques entre eux. Les plus naïfs verront vite que ce petit monde peut être très cruel, que les rumeurs vont vite et les langues bon train !
Je me rappelle encore des pierres qui m'ont été jetées pour avoir vendu un chaton à 11 semaines au lieu des 12 traditionnelles : non, rien ne vous sera pardonné (il s'en fallait de peu pour que je passe pour une tortionnaire de chatons).

Nous rajouterons bien sur aux frais du dit éleveur les vaccins des chatons, leur identification, le produit pour les vermifuger, leur nourriture,... Mais aussi l'affixe d'élevage qu'il a du payer au LOOF, les frais de déclaration de saillie et naissance, les frais de demandes de pedigrees pour ces petits protégés, la déclaration aux impôts.

Oui, de l'achat des reproducteurs à l'arrivée de la première portée il faut éviter de compter si on ne veut pas tout arrêter immédiatement ! Comptez encore moins si vous gardez vos vieux reproducteurs.
C'est un investissement important, pas seulement en argent mais aussi en temps. C'est un véritable métier.

Comme je le disais, il y a des passionnés et donc des gens assez fous pour quand même se lancer dans la reproduction ! Pourquoi?

Simplement parcequ'ils sont tombés amoureux d'une race, d'un caractère, et qu'ils souhaitent la faire connaître et partager le bonheur de la côtoyer à d'autres personnes.


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